l'economie
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L'économie :
La ville de nouvelle mesure est une ville d’ondes, câbles, ordinateurs, satellites et antennes, plutôt que de magasins ou de silos. Son habileté à gérer des flux d’informations et non plus seulement des stocks de matières premières ou de produits ouvrés, constitue la source principale de ses richesses et de son rayonnement.
La ville de nouvelle mesure ne peut être détachée de l’activité économique générale. Elle doit demeurer concurrentielle et constituer un centre de profit performant. Comme pour toute entreprise, la plus grande attention est portée à l’efficacité de ses productions, à l’analyse de ses marchés, aux conditions de son management, à ses caractéristiques d’image : réalité économique intégrée, gestion stricte et non projet mythique. Ceci implique des choix raisonnés pour les créations d’activité, leurs évolutions, les relations entre les différents centres de profit ; ainsi que pour les programmes d’éducation, formation et apprentissage qui s’y rapportent.

Les appels à contribution qui seront successivement proposés sur le thème "", vous permettront de présenter observations, critiques et suggestions pour l’invention partagée et progressive d’une ville de nouvelle mesure.


appel à contribution :

L'économie de la ville : une nouvelle donne
Le réalisme économique de la ville de nouvelle mesure et son efficacité relèvent de trois principes complémentaires de conception et d’intervention : la ville est espace de communication, espace de qualité de ses productions et services, espace de nouvelles solidarités.

1 - Espace de communication:

La ville de nouvelle mesure apparaît comme la ville des nouvelles proximités. Elle use pleinement de la performance des modes de communication contemporains. Ses espaces, ses foyers d’émission : réception de messages permettent aux acteurs du projet urbain d’exprimer les créations, productions et manifestes dont ils sont spécifiquement et décidément porteurs. L’efficacité et le rayonnement de la ville de nouvelle mesure procèdent de la multiplicité d’interconnexions renouvelées ; elle ne connaît d’autre territoire que celui, indéfini, des déploiements / redéploiements qu’elles permettent d’exercer.

Les échanges en temps réel entre les divers centres d’activité de la ville d’une part, la ville et les pôles extérieurs d’autre part, présentent des possibilités renouvelées.

Il en est ainsi des procédures et programmes établis entre centres d’étude et de recherche, entreprises, espaces d’activités sociales ou culturelles et établissements d’enseignement qui trouvent dans la ville de nouvelle mesure un champ de nouvelles pédagogies, … « ces centres de réflexion et de spéculation ne sont plus compris comme les lieux clos d'en savoir transmis, mais comme champs d'invention ouverts, immédiatement reliés à la ville et à ses activités, toujours disponibles pour l'élaboration et la mise au net des réponses aux questions indéfiniment posées par les divers centres de rencontre et de décision de la Cité" (pour une ville – Novembre 75). Il en est de même pour les jumelages entre divers sites.

L’organisation en réseau de petites unités trouve ici sa pleine signification. A un certain moment, en vue d’une production ou d’un ensemble de productions répondant à une commande ou un marché déterminés, quelques unités de ce réseau décident la mise en commun de leurs capacités de conception, fabrication et diffusion ; elles définissent les montages financiers correspondants et en prennent conjointement le risque. Pour répondre à d’autres types de commandes, faire face à de nouvelles concurrences, à la disparition ou à la réorganisation de l’un ou l’autre des centres d’activité, pour profiter de la création de nouvelles entreprises sur le site, ces mêmes unités ou une partie d’entre elles peuvent, pour un certain temps à nouveau, intervenir dans le cadre de
nouvelles configurations. S’il y a lieu, ces montages intègrent occasionnellement ou de façon plus permanente des unités d’activité extérieures au site. L’organisation des productions et des services de la ville de nouvelle mesure procède ainsi par plans et programmations « à géométrie variable ». Si l’on retient l’image d’offensives successives de la part de concurrences multiples, on observe que ces schémas assurent une capacité de réaction mieux adaptée aux nécessités, aux contraintes et aux moyens du moment. Les concentrations massives ont perdu de leur attrait. Les responsables des collectivités territoriales veillent désormais au risque d’implantations « parachutées » qui ne feraient pas prise ou demeureraient dépendantes d’un marché ou d’un secteur d’activité trop délimités. Le développement en réseau limite ces risques. Il relève d’un « bricolage urbain » qui permet de faire flèche de tout bois et garantit la multiplicité et l’évolution des activités. Il présente de meilleures possibilités d’investissements progressifs par rapport à un site relativement actif et par rapport aux temps d’enseignement, formation et qualification qui permettent d’assurer une meilleure participation de l’ensemble des acteurs à la mise en œuvre d’un projet urbain neuf.

2 - Espace de qualité des productions et services:

L’organisation en réseau de petites unités facilite la mise en œuvre de hauts niveaux de compétence et de performance, une intelligence globale des processus de conception et fabrication, une plus grande facilité des échanges. Ces dispositions sont favorables à une meilleure qualité des productions et services.

Pour l’ensemble des activités de la ville et de ses entreprises, la plus grande attention est portée à ce qui est identifié comme « une marque collective » caractéristique de l’image de la ville et de l’ensemble de ses productions. Les simples vertus d’accueil, les niveaux de performance des modèles les plus élaborés comme le soin apporté à la présentation et au contenu des productions les plus élémentaires, - des pommes des vergers aux logiciels les plus performants, témoignent globalement de la volonté de qualité qui anime tous les acteurs d’une entreprise urbaine résolument située à son plus haut niveau de qualification, de responsabilité et d’exigence.

3 - Espace de nouvelles solidarités:

Le fonctionnement technique, économique et financier de la ville de nouvelle mesure est programmé et évalué en fonction d’un bilan global ; comme s’il s’agissait d’un seul ensemble de productions / consommations, d’une seule et même entreprise de structure complexe.

Le bilan de chaque unité d’activité est considéré en coût global. L’entreprise établie en ville produit des fabrications principales qui contribuent à l’enrichissement général ; elle « sous-produit » aussi des déchets, pollutions et éventuels excédents d’énergie qui relèvent d’une gestion urbaine d’ensemble. Pris en charge par des entreprises qualifiées et des services urbains spécialement constitués, les recyclages et récupérations permettent d’alléger les charges, d’assurer de meilleures conditions d’environnement et, dans certains cas, de nouvelles productions.

Le bilan d’une entreprise inscrite dans le réseau urbain de référence n’est pas détaché du bilan de la totalité de ce réseau. Dans des limites liées nécessairement à des aspects confidentiels de la gestion de chaque unité, les interconnexions entre les divers pôles du réseau facilitent l’évaluation permanente des quelques indicateurs et paramètres de référence du fonctionnement urbain : une approche urbaine analytique assimilable à la comptabilité analytique des entreprises et qui, selon des modes équivalents, permet de veiller à l’optimisation de l’ensemble des activités de la ville. Lorsqu’un maillon de la chaîne urbaine est identifié comme structurellement déficitaire, il doit être maintenu en activité, coopté par l’ensemble des acteurs, s’il correspond à une meilleure rentabilité globale, tous paramètres industriels, financiers, économiques, fiscaux, écologiques, sanitaires, sociaux, pédagogiques,… confondus. Il faudra faire preuve d’imagination, de détermination et d’une certaine capacité d’ascèse. Ce sont de nouvelles règles du jeu. Elles font précisément l’objet d’un Cahier des charges qui exprime à la fois des obligations de la part des entreprises et des avantages sous forme de services et assistance technique. Le ville de nouvelle mesure constitue la plate-forme commune d’un développement solidaire.

Ce principe de solidarités urbaines renforcées ne porte pas seulement effet sur les comptes des entreprises, mais aussi sur les acteurs de la ville de nouvelle mesure : « La ville est espace de solidarités. C’est le réseau même des échanges entre les acteurs de la ville (y compris les personnes moins actives ou diminuées) et avec les acteurs de projets extérieurs qui constitue son potentiel d’urbanité » (Charte pour une ville – Octobre 83). Des programmes nationaux garantissent des statuts sociaux, des aides qui visent à pallier les difficultés de tout ordre qui peuvent se présenter par rapport à l’insertion sociale, professionnelle et culturelle. Ces programmes restent nécessairement limités. Au centre même des procédures de la ville de nouvelle mesure, des filières de solidarité plus proches des intéressés sont établies en prise directe. Il y a des situations que la simple assistance financière ne peut résoudre ; il y aura toujours dans la ville des gens en difficulté psychique, sociale, économique, toujours des gagnants et des perdants. La ville, c’est une foule d’individus qui bougent, fabriquent, s’interpellent, font la fête et se bousculent. Très peu d’irrécupérables », à condition de prendre en compte l’ensemble des besoins, des contraintes et des modes d’expression de chacun : « Jeunes, vieux, simples d’esprit ou clowns, herboristes ou arroseurs d’arbres sont également nécessaires à la vie de la Cité » (pour une ville – Novembre 75).

Les concentrations urbaines contemporaines contribuent pour une bonne part à creuser les écarts et accélérer les marginalisations. Un pacte urbain neuf prête attention à la pleine et juste insertion, à l’accomplissement de chacun.

  le 2006-07-03

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Messages reçus en réponse :
Contribution 2004 par Patrick Bonifait
J'ai publié 20 pages sur ce thème dans mon mémoire complémentaire à l'obtention du diplôme d'Architecte.

Les a- t'on dans le kit d'archives?

Merci d'en prendre co naissance pour avis
contribution 2004 par bonifait
pages 11 à 29.
 
 
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